Avant la création du RDÉE Canada, l’Île-du-Prince-Édouard faisait face à un problème : l’exil de ses jeunes habitants francophones. Isolés et confrontés à un manque d’opportunités, les jeunes prince-édouardiens partaient pour se former et ne revenaient pas. Depuis que le réseau national s’est déployé sur l’île, l’organismes local, qui bénéficie aussi de l’expertise et des fonds de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), bénéficie de nouveaux programmes qui ont redynamisé l’entreprenariat dans la province.

Deborah DoucetteL’implantation du RDÉE sur l’île avait pour objectif de maintenir et d’augmenter la population francophone. Deborah Doucette, la représentante de l’APECA, indique « qu’à l’APECA, on ne veut pas que tout le monde quitte l’île. Au contraire, nous voulons plus d’habitants. Nous souhaitons que les francophones restent, parce qu’on a une grande histoire avec les Acadiens et nous voulons préserver notre langue française. » Elle explique que le RDÉE Î.P.-É. inc.  « arrive avec des idées pour des projets spécifiques, comme par exemple pour supporter les étudiants. Nous évaluons ces projets et procédons ensemble à leur développement. »

L’organisation a rapidement compris ce qu’il fallait faire pour améliorer la situation économique de la région : il fallait « percer » ! « Le RDÉE Île-du-Prince-Édouard a donc lancé un premier programme pour attirer les jeunes sur l’île, qui dure maintenant depuis 14 ans. Depuis, nous avons continué à en développer de nouveaux, et le pourcentage de jeunes qui reviennent travailler sur l’île est énorme. Par exemple, 82 % des jeunes qui sont passés par le programme « PERCÉ » sont restés s’établir ici. »

Programme phare des projets jeunesse de l’Île-du-Prince-Édouard, PERCÉ permet à des jeunes adultes de trouver un emploi dans leur domaine d’études dans une entreprise de la province. « Ce type de programme est très important car nous sommes une province où beaucoup de jeunes partent et ne reviennent pas. Ces programmes ne coûtent pas beaucoup et les encouragent à rester ou à revenir. Cela nous aide et aide la province. »

L’APECA et le RDÉE Île-du-Prince-Édouard travaillent également sur le développement d’un projet porté sur le tourisme. « Ce projet vise à aider les entrepreneurs qui sont déjà dans l’industrie à améliorer leur expérience et à attirer de nouveaux investissements. »

Marcoux, Martin du RDÉE Î.P.-É.Martin Marcoux, le porte parole de la Chambre de commerce de l’Île-du-Prince-Édouard, ajoute que « le RDÉE Canada est indispensable au RDÉE Î.P.-É. inc. Cela permet de parler d’une même voix du développement économique à travers le pays et d’avoir des tables de concertation où les gestionnaires de la province peuvent aller rencontrer et échanger leurs expériences avec ceux des différentes provinces. Le RDÉE Canada permet à l’Île-du-Prince-Édouard de ne pas être seul et de nous englober dans un réseau. » Le rôle du RDÉE Canada est en effet extrêmement important, car il permet de créer une unité des communautés francophones à travers le Canada.

Bien intégrée à la communauté francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, la branche Prince-Édouardienne du réseau de développement a su gagner le respect. Non seulement de ses habitants mais aussi de ces pairs aux niveaux provincial et territorial, notamment grâce à des projets de haut niveau. Pour Deborah Doucette, « le RDÉE Î.P.-É. inc.a boosté l’APECA. Sur l’île, la plupart des projets francophones sont fait avec cet organisme. Il a une bonne réputation. Tout le monde sait que s’il est un des collaborateurs d’un programme, ce sera un succès. »

Préparé par:  LaLiberte