Loin de Montréal mais au cœur d’une vie en français

Michel Matifat vit depuis 20 ans en Colombie-Britannique, aux portes du Pacifique et au pied des Rocheuses, où il a trouvé une satisfaction professionnelle et personnelle inégalables.

Élu président du Conseil d’administration du RDÉE Canada le 17 juin 2016, il est aussi président du Conseil d’administration de la Société de développement économique de Colombie Britannique (SDECB) et trésorier de celui de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

Michel Matifat

Michel Matifat voulait être pilote d’avions, mais il a entrepris de hautes études commerciales à Montréal, où il a amorcé sa carrière. Comptable agréé, il a suivi le cours approfondi sur la fiscalité de l’Institut canadien des comptables agréés en plus de suivre le cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada (CSI). Son rapport à l’argent est, confie-t-il, une manière d’aider les gens à préserver tout leur capital, car par delà la valeur monétaire, l’argent a une valeur familiale et culturelle et il faut minimiser les risques de les perdre.

On l’a embauché d’abord chez KPMG LLP en 1981. À compter de 1985, il y offre des conseils de planification fiscale et financière aux cadres, professionnels, entrepreneurs, artistes de spectacle et athlètes. En 1993, il est nommé associé en charge du groupe responsable des services de planification financière personnelle pour le Québec. En septembre 1997, il s’établit à Vancouver et en 1999, il est nommé dirigeant national puis associé en fiscalité, prenant cette fois-ci la charge du groupe responsable des services de conseil aux particuliers.

Auteur de plusieurs articles sur la planification fiscale et financière et animateur de nombreux séminaires sur le même thème, il a même participé à une série d’émissions télévisées sur les stratégies d’investissement.

Aujourd’hui, Michel Matifat est gestionnaire de fortunes privées avec le Groupe de placements PionMatifat chez CIBC Wood Gundy à Vancouver. Sa clientèle est entre 15 et 18 % francophone.

Avec cette carrière déjà très envieuse, M. Matifat affirme que, même s’il porte plusieurs chapeaux, il « essaie toujours de donner le maximum ». Et on peut dire qu’il y parvient! Ne soyez pas non plus surpris de le retrouver dévalant les pentes de ski à Whistler, nageant dans l’eau, hissant les voiles ou pédalant sur un vélo…  Michel Matifat a même fait partie du comité consultatif pour le conseil d’administration des jeux Olympiques de Vancouver 2010. « Il ne faut pas oublier le grand rôle du français comme langue officielle des JO » rappelle-t-il. Cette mission intéressante l’a conduit à être en mesure de rassembler des cultures différentes par le biais de la langue française. Michel Matifat s’investit en effet à son maximum pour « mettre en valeur la francophonie canadienne à l’extérieur du Québec et refléter la beauté et la richesse de notre patrimoine. »

Ce qui l’anime le plus par dessus tout cela? Les jeunes. M. Matifat se passionne pour transmettre une valeur ajoutée à la génération suivante en qui il reconnaît un potentiel très prometteur. Père de 3 enfants, il se questionne sur la façon d’accompagner les jeunes dans leur vie active et de maximiser leur investissement dans ce qui les passionnent. Il pressent qu’aucun d’eux ne conservera un travail toute sa vie comme « avant », qu’il leur faudra être versatiles et que cela requerra une bonne capacité d’adaptation. Alors il veut leur enseigner les rouages de l’entreprise et les aider à cibler leurs valeurs pour leur permettre de comprendre rapidement et de faire face à tout cela. On sent chez Michel Matifat un réel désir de trouver des solutions aux problèmes quotidiens, d’être prévoyant tout en amenant à « penser en dehors de la boîte. »

Michel Matifat se dit comblé dans cette ville fantastique, au climat idéal, entourée de l’océan et des montagnes qu’est Vancouver. Il reconnaît cependant que le coût de la vie y est élevé et que le contexte social n’y est pas évident, notamment parce que 95 % des résidents venus du Québec repartent au bout de 2 ans et que c’est la plus petite concentration de francophones hors Québec (à peine 1,9 % de la population de la province) sans parler du fait que 88 % d’entre eux n’en sont pas natifs.

Mais en ce qui le concerne, rien ne le convaincrait de partir : « La Colombie-Britannique offre une qualité de vie très dure à battre! »

Il est par ailleurs très fier des accomplissements de la SDECB qui s’est forgée une excellente réputation. Il serait quasiment intarissable sur l’implication de l’organisme dans la mise en valeur du tourisme et le partenariat avec Air France qui a rétablit les vols directs avec l’hexagone en 2015; les projets avec les municipalités de Maillardville et de Coquitlam, avec le secteur minier et celui du gaz; les initiatives prometteuses dans les secteurs de la haute technologie, de la biotechnologie et de l’industrie du film désormais reconnue mondialement (65 productions cinématographiques chaque jour!). « Il s’agit de la plus libérale des provinces canadiennes, la moins réglementée pour les PME.» précise-t-il.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un nouveau président altruiste, et déterminé à démontrer les atouts du bilinguisme pour les entrepreneurs hors Québec, que le conseil d’administration du RDÉE Canada vient d’élire!