Président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), un poste qu’il avait déjà occupé entre 2004 et 2009, Jean Johnson est un observateur aiguisé de la situation économique de sa province. « Et en dépit du ralentissement général constaté ces dernières années à l’échelle mondiale, on peut dire que le secteur économique et très actif en Alberta, en raison notamment de l’industrie pétrolière qui a créé de nombreuses opportunités pour les gens d’affaires. »

Jean Johnson, président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA)Et son dynamisme a été stimulé depuis une vingtaine d’années par le déploiement du Réseau de développement économique et d’employabilité Canada. “L’une des réussites du RDÉE Canada en Alberta est d’avoir créé, avec le Conseil de développement économique de la province, le réseau Concerto, qui rassemble les municipalités bilingues, qui reconnaissent la francophonie comme un puissant levier de développement. Valoriser les francophones qui vivent sur un même territoire, leur permettre de se parler, d’échanger, cela ouvre des partenariats et développe de nouvelles initiatives. De cela découle une capacité de réseautage bien plus forte pour les entrepreneurs, qui permet de relever les défis liés à leur développement.”

Et en matière de défis à relever, Jean Johnson et l’ACFA ont une idée précise de la feuille de route pour l’avenir : “Ce qu’il faut maintenant, c’est engager le dialogue avec les bailleurs de fonds, afin que les gens qui sont sur le terrain fassent partie de la planification du gouvernement. Trop souvent, on conçoit des projets d’investissements conçus depuis des bureaux à Ottawa, qui ne répondent pas vraiment aux exigences du marché. Si on inverse ce processus, on permettra aux provinces de prendre la main sur le potentiel économique et on ira vers plus de succès encore.”

Préparé par: LaLiberte