CHARLOTTETOWN – le 17 mai 2017 – Un simple projet de construction de petites tables de piquenique avec bacs pour planter des graines, lancé deux ans passés, continue toujours de grandir et de prendre de l’ampleur. De fait, il est maintenant rendu dans une classe d’entrepreneuriat et pourrait bientôt faire partie d’un projet rencontrant les attentes du curriculum des écoles secondaires françaises de la province.

Stéphane Blanchard, agent de développement économique jeunesse de RDÉE Île-du-Prince-Édouard, est complètement étonné de constater le cheminement que son petit projet a pu faire dans cette courte période.

C’est en 2015 qu’il avait mis sur pied un petit projet avec La Coopérative service jeunesse « Les Bons travaillants » en collaboration avec le Réseau Santé en français Î.-P.-É. L’objectif original était de donner l’occasion aux adolescents de la coopérative de construire des petites tables pour en faire cadeau à chacun des six centres de la petite enfance francophones de la province. Les jeunes montreraient ensuite aux tout-petits comment on plante des graines, soigne et transplante des plantes et produit des légumes et fines herbes. Ce programme original, nommé « Jardins pour la relève », voulait bien sûr promouvoir une saine alimentation chez les enfants.

L’an dernier, on a continué à faire grandir le projet, grâce à une contribution du fonds Expression 2016 de Financement agricole Canada. On a pu planter des petits jardins de légumes à chacun des centres de la petite enfance, encore avec l’aide des jeunes membres la coopérative.

ENTREPRENEURIAT SOCIAL

projet jardinage scolaire-communautaire, RDÉE Î.P.-É.

L’hiver dernier, M. Blanchard a été invité à livrer des sessions dans la classe de carrières de 10e année à l’École François-Buote à Charlottetown. Il leur a donc présenté son projet de petits jardins, tout en y ajoutant la notion entrepreneuriale. Le concept a été beaucoup apprécié et donc transformé en projet de classe.
Des étudiants de la classe de carrières de la 10e année de Paul Killorn, à l’École François-Buote à Charlottetown, de la gauche Arno Blancheton, Sarah Edwards, Ali Messayah et Jérémie Buote, commencent les semences de légumes dans des petits cartons de lait. Lorsque la température sera agréable, les plantes seront transplantées dehors.

« Les élèves se créent donc une occasion d’entrepreneuriat simple en prenant un produit, graine et terreau, qu’on transforme par la suite en plantes de tomates ou autres légumes destinées à être vendues au mois de juin aux différents jardiniers intéressés, » explique l’agent de développement. « On touche aussi à l’entrepreneuriat social : une partie de la production sera plutôt dirigée vers le communautaire et le profit généré sera plutôt un profit social puisque la cafétéria de l’école pourra utiliser certains des légumes, fines herbes et autres produits pour rehausser la qualité des repas produits. »

Les élèves de la 10e année ont d’ailleurs aidé les enfants du centre de la petite enfance à participer au projet de classe en les guidant à planter leur propre semence.

La Commission scolaire de langue française et le Ministère de l’Éducation ont entendu parler de cette belle initiative d’apprentissage et de partage de connaissances et aimeraient donc pouvoir l’intégrer dans toutes les écoles de langue française de la province. Les pourparlers se poursuivent.

En même temps, le RDÉE travaille avec la Société Saint-Thomas-d’Aquin et ses comités régionaux sur le projet « Jardins scolaires-communautaires », financé par Canada 150. Ce projet cherche justement à agrandir considérablement le concept original de 2015 pour assurer qu’on puisse aménager chez chacun des six centres scolaires-communautaires un plein jardin de légumes comme outil d’apprentissage pour les enfants et source de légumes frais pour les cafétérias des écoles.

Le RDÉE a récemment embauché un étudiant postsecondaire, Jean-Phylippe Provencher, pour s’occuper de la mise sur pied du projet d’établissement de ces jardins.

« Un mariage de tous ces partenaires aidera à faire comprendre aux jeunes l’importance de manger des aliments sains et aussi de comprendre d’où vient la nourriture que nous consommons, » signale M. Blanchard. «  Ce projet rassembleur ne pourra que rapprocher le côté scolaire au communautaire et vice-versa, tout en montrant aux jeunes la dimension entrepreneuriale d’une telle initiative. »

Et le tout a commencé d’une seule graine…

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Pour de plus amples renseignements :
Stéphane Blanchard
Agent de développement économique jeunesse
(902) 370-7333, poste 402
stephane@rdeeipe.org