Les villes côtières, les fruits de mer, les habitants accueillants et ouverts, le coût de la vie plus bas qu’ailleurs… C’est sûr, la Nouvelle-Écosse ne manque pas d’atouts pour séduire les travailleurs.

Pourtant, le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ) fait face à un défi majeur depuis plusieurs années : le déclin de la population francophone dans la province, principalement dans les régions rurales.

Allister Surette du conseil d'administration du CDÉNÉSelon le recensement 2011 de Statistique Canada, environ 31 000 néo-écossais seulement sur les 910 000 habitants parlent le français. Pour Allister Surette, recteur à l’Université Sainte-Anne et membre du conseil d’administration du CDÉNÉ, l’immigration est devenue une priorité.

Depuis ses débuts, l’organisme poursuit des actions pour développer la vitalité et l’économie de la communauté : « Les Francophones sont dispersés à travers toute la province. L’un des accomplissements du CDÉNÉ, c’est la création d’un réseau, d’une structure propice au développement économique. »

L’organisme a par ailleurs mis en place des programmes d’aide aux jeunes entrepreneurs de niveaux scolaire et postsecondaire, pour les accompagner et les conseiller dans leurs projets. « On leur donne des outils pour bâtir des plans d’affaire et développer leurs habiletés en marketing de leurs produits », explique Allister Surette.

La directrice du CDÉNÉ, Julie Oliver, confirme cependant le besoin de recruter de nouveaux travailleurs venus d’ailleurs : « Nous devons attirer une main-d’œuvre adaptée et suffisante pour permettre à nos entreprises d’innover et d’augmenter leur productivité. On souhaite notamment sensibiliser les compagnies aux retombées positives et significatives de l’embauche d’immigrants et de nouveaux arrivants francophones. »
Le secteur de la pêche en particulier est porteur dans la région acadienne, mais on parle aussi de plus en plus des secteurs de l’informatique et de la santé. « Les domaines de l’innovation et de la recherche gagnent également en importance », souligne le recteur de l’Université Sainte-Anne.

Pour attirer de nouveaux francophones dans la région, le CDÉNÉ a participé au salon virtuel de l’emploi, organisé par le RDÉE Canada les 22 et 23 février 2017. Un événement aux retombées positives, comme le souligne Julie Oliver :

« Ça a très bien fonctionné! On a beaucoup de candidats qui nous ont contactés pour les postes proposés. Je pense que c’est en poursuivant dans cette veine-là qu’on arrivera aussi à mieux se faire connaître, et mieux faire connaître les emplois qui sont disponibles dans nos régions. »

Pour Allister Surette, la récente signature du traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada va jouer en leur faveur.

« L’un de nos objectifs est de développer l’exportation de produits. Nous voulons discuter avec les entrepreneurs en ce sens, et l’accord économique et commercial global (AECG) est notre meilleure porte. Cet accord va faciliter nos échanges avec le vieux continent. »

« Nos bases économiques sont solides, avec des exportations de produits et de services dans le monde entier », ajoute Julie Oliver. Un constat qui dépasse la Nouvelle-Écosse : « On voit aujourd’hui que, grâce aux partenariats stratégiques, l’espace économique francophone au Canada depuis 20 ans est positionné parmi les plus avancés de l’économie mondiale. »

Préparé par: LaLiberte