Si les dossiers économiques étaient déjà présents sur la table de la francophonie manitobaine avant la création du Réseau de développement économique et d’employabilité Canada (RDÉE Canada), le réseau national a permis de les faire avancer plus vite et plus loin.

Daniel Boucher du CDEMLe membre manitobain du RDÉE Canada, le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), était déjà bien établi depuis plusieurs mois quand le réseau national a été mis sur pied, mais ce dernier n’aura pas pour autant été vain : il lui a permis de viser plus haut.

« Il aurait été difficile de fonctionner seuls au Canada, sans organisme national, assure le président-directeur général de la Société franco-manitobaine (SFM) qui était en poste lors de la création du RDÉE Canada et de l’intégration du CDEM à ce réseau national, Daniel Boucher. Le RDÉE Canada a donné une crédibilité au dossier économique francophone qu’on n’aurait pas pu obtenir autrement, une meilleure force de frappe pour revendiquer des fonds et le faire avancer. »

Entre autres, grâce au RDÉE Canada, la mise sur pied de partenariats avec divers ministères provinciaux et fédéraux s’est vue facilitée.

Mariette Mulaire

KEN GIGLIOTTI / WINNIPEG FREE PRESS ARCHIVES

« Avant l’existence du RDÉE Canada, notre francophonie était vue comme isolée et folklorique, sans valeur monétaire, renchérit la présidente-directrice générale du World Trade Centre Winnipeg qui travaillait au CDEM lors de la création du RDÉE Canada, Mariette Mulaire. Grâce au RDÉE Canada, on a finalement été vus comme une force économique à considérer. On a gagné un nouveau respect. »

Le dossier touristique au Manitoba et dans tout l’Ouest canadien a particulièrement bénéficié du réseau national selon Daniel Boucher. En effet, en suscitant la synergie et le partage d’expertises entre les différentes régions, le RDÉE Canada a permis de faire avancer ce dossier plus efficacement.

Beaucoup de projets économiques sont en effet partis du Manitoba, et le RDÉE Canada a permis de les étendre au-delà des frontières de la province, les rendant ainsi plus forts et plus visibles à l’échelle nationale voire internationale. C’est le cas du dossier de l’économie verte. Aujourd’hui, Éco-Ouest a pris une importance non négligeable.

Raymond Poirier« Le Manitoba ne serait pas là où il est maintenant sans le RDÉE Canada, termine le fondateur du RDÉE Canada et président-directeur général du CDEM au moment de sa création, Raymond Poirier. Si le CDEM avait agi seul, il n’aurait pas pu avoir autant d’appui et de financement. Le RDÉE Canada a vraiment donné de l’importance au développement économique des communautés francophones partout au Canada.

« Il a changé les mentalités en montrant aux différents ministères que tous avaient un rôle à jouer pour développer économiquement la francophonie en milieu minoritaire. »

Préparé par: LaLiberte