C’est vers la fin de ses études secondaires, alors qu’il participe à diverses activités organisées par la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), que Francesco Caruso reçoit la piqûre de la francophonie. La dose était forte! En effet, depuis ce temps, il investit plusieurs heures de son temps pour contribuer au développement d’un futur prospère pour les francophones de l’Ontario.

« C’est une fois que j’ai vu l’effet rassembleur qu’avaient ces évènements sur la communauté que je me suis dit qu’il était temps que j’en fasse partie ».

Une cause, diverses contributions

Dès son entré au postsecondaire, il représente les étudiant(e)s de l’Université d’Ottawa en siégeant sur le Conseil d’administration du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO). Son but : apporter plus d’attention aux défis auxquels font face les étudiant(e)s francophones, notamment au Sud et Sud-Ouest de la province, pour qui l’accès aux études postsecondaires en français est très limité.

Francesco CarusoCe n’est qu’un début! Pendant deux années consécutives, Francesco représente les étudiants francophones de la même université au sein du comité exécutif de l’Association des étudiants en études de conflits et droits humains (AECH). Ensuite, en tant que vice-président aux services et communications à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), il apporte son soutien à des campagnes de la FESFO et du RÉFO tel que l’initiative #OttawaBilingue.

Son travail a été reconnu! En 2016, il est élu représentant des étudiant(e)s francophones au comité exécutif national de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) pour l’année 2016-2017.

Tout ce travail, pourquoi?

L’étudiant met beaucoup d’efforts pour la francophonie, mais c’est parce qu’il en comprend l’importance.Francesco Caruso

« Je m’implique parce que je vois l’effet positif qu’a notre travail sur la vie des personnes francophones dans nos milieux. Je reconnais que notre futur, et celui de notre langue, n’est pas garanti, et que nous devons faire tout ce que nous pouvons pour l’assurer ».

Au niveau personnel, Francesco me confie que son travail a eu des impacts substantiels sur ses décisions, ses pensées et aspirations. Bien qu’il n’ait pas d’objectif final en matière d’emploi désiré, ses implications l’ont aidé à découvrir dans quelle direction il souhaite se lancer.

« Mon objectif est de trouver un travail qui me donnera un sentiment d’accomplissement, mais qui me permettra toujours de me mettre au défi et de soutenir les valeurs qui me sont importantes. On ne sait jamais ou la vie nous mènera, mais si j’ai un mot à dire sur mon futur, j’anticipe de continuer dans le même domaine : la cause des francophones ».

Développement communautaire économique

Francesco est bien conscient de toutes les ramifications que peut avoir son investissement dans la communauté. Autant les étudiants francophones peuvent se réjouir des résultats immédiats de ce genre de travail, autant l’économie de toute la région en tire aussi profit. Il s’agit d’une forme de développement communautaire qui, par l’amélioration de l’éducation, des services en français et de leur accessibilité, renforce l’inclusivité de la communauté. Ces améliorations peuvent à leur tour générer plus de tourisme et d’immigration francophone ainsi qu’offrir de nouvelles opportunités à la jeunesse.

« C’est définitivement quelque chose qui motivera d’autres personnes à venir s’installer dans les régions francophones de l’Ontario. En attirant l’attention sur les bénéfices du français, la communauté va croître et cela veut dire qu’il y a plus d’opportunités de développement et d’emplois ».

Sa contribution à la croissance des communautés francophones ressemble manifestement au mandat du RDÉE! Avec ce sens de l’initiative à un si jeune âge, Francesco pourrait agir comme futur partenaire, employé, voir membre du conseil d’administration! Quoi qu’il en soit, l’étudiant a un bel avenir devant lui au sein de notre francophonie canadienne!

Par : Zachary Blanchard-Séguin