La forte croissance économique de l’Alberta doit beaucoup à sa production énergétique. (Or, il ne faut pas pour autant oublier ses paysages inoubliables et sa richesse culturelle, qui en font une destination privilégiée des amoureux des grands espaces. Un atout de taille, que le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) comprend mieux que quiconque.

Cet organisme œuvre notamment pour le développement économique de la francophonie dans la province, et à ce titre, il ne lésine pas devant les moyens pour mettre en valeur les atouts uniques de l’Alberta en ce qui concerne le tourisme Étienne Alary et Jean-Philippe Couture, respectivement directeur général et président du conseil d’administration du CDÉA, reviennent sur les projets mis en place par l’organisme pour développer ce secteur.

Qu’est-ce qui attire les visiteurs en Alberta? Pour Étienne Alary, c’est d’abord l’authenticité des décors qui charme les touristes : « On retrouve des paysages uniques. Lorsque l’’on pense à l’Alberta, il est évidemment question des Rocheuses, qui séduisent un public international, certes, mais aussi les gens de l’Est. » Le directeur ajoute que le CDÉA travaille en collaboration avec ses homologues de la Société de développement économique (SDÉ) de la Colombie-Britannique pour en faire la promotion.

JP-Couture CADe son côté, Jean-Philippe Couture insiste sur le dynamisme de la région par le biais des activités extérieures que l’Alberta propose : « Le slogan de l’une de nos campagnes était “Oxygénez-vous”. Je pense que l’un des principaux attraits de l’Alberta, c’est le nombre important d’activités en plein air offertes. »

C’est grâce à ces éléments que l’équipe du CDÉA souhaite faire rêver les francophones, de partout au Canada et de l’Europe.

Parmi les démarches menées par l’organisme pour développer le tourisme, une campagne publicitaire a été implantée ces deux dernières années, notamment au Québec. Des membres de son équipe font aussi le déplacement pour vanter les mérites de l’Alberta auprès des francophones : « Chaque année, nous prenons part à divers salons pour faire la promotion du tourisme dans l’Ouest canadien. Il s’agit d’une des nombreuses stratégies mises de l’avant par la directrice du développement touristique », explique Étienne Alary.

Il y a les Rocheuses, bien sûr, mais ce n’est pas tout. Comme le rappelle Jean-Philippe Couture, « il y a beaucoup d’autres choses à découvrir en Alberta : la culture à Edmonton et à Calgary, le parc provincial Dinosaur, ou encore les sentiers des Badlands à Drumheller… Nous avons aussi un projet de développement d’un corridor touristique dans la région. »

Quant au directeur du CDÉA, il évoque la volonté de l’organisme de mettre en lumière les produits du terroir : « Grâce à un appui de la province, nous explorons le concept des économusées démarré au Québec afin de voir comment nous pouvons intégrer ce modèle dans la région du Nord-Est de l’Alberta. » En outre, l’organisation souhaite produire un inventaire des produits locaux de l’Ouest canadien.Etienne Alary, DG du CDÉA

Le CDÉA ne se contente pas de faire venir des voyageurs dans sa province, mais s’efforce aussi de leur donner les outils pour découvrir toutes ses richesses, une fois sur place. Chaque année, le CDÉA réalise un guide touristique en français.

Il a également mis en place un site Web, tourismealberta.ca, qui recense de nombreuses informations pratiques pour les touristes francophones, également disponibles par le biais de l’application mobile : L’Ouest canadien en français. Celle-ci regroupe les services en français de la province, et propose même des circuits de visite sur-mesure pour tous les types de familles.

En investissant dans le secteur du tourisme, le CDÉA veut, dans les années à venir, permettre aux Albertaines et Albertains de diversifier leur économie et continuer d’accompagner les entrepreneurs francophones, afin de bâtir une communauté épanouie et tournée vers l’avenir.

 

Préparé par: LaLiberte