Louis Allain : « Demeurer visionnaire »

Louis Allain est, depuis dix ans, directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), et leader du Couloir économique de la francophonie. Auparavant, il a fondé et présidé la Corporation de développement communautaire de Saint-Laurent, de 1997 à 2007.

Louis 2Son engagement dans la francophonie repose sur ses convictions d’enseignant. Une profession qu’il a exercée de 1981 à 1990, avant de devenir directeur d’école jusqu’en 2007 à Saint-Laurent. Une école anglophone qu’il fera passer en 1993 au système français, puis sous le statut d’école de la Division scolaire franco-manitobaine, une année plus tard. En parallèle, en plus de son engagement pour la communauté de Saint-Laurent, Louis Allain s’implique dans d’autres organismes à titre bénévole, au sein, entre autres, de l’Association canadienne d’éducation de langue française et de la Fédération nationale des directeurs d’écoles francophones, qu’il cofonde en 2004, avant de la présider de 2006 à 2008.

Arrivé à Saint-Laurent du Québec à 16 ans, Louis Allain n’a eu de cesse de s’engager dans les projets et initiatives de sa communauté d’adoption. « Je suis toujours président du Comité culturel de Saint-Laurent pour développer de nouveaux projets, comme celui du Festival Manipogo. » Sa volonté de défendre la francophonie et ses intérêts va même au-delà des frontières canadiennes, en Afrique, où il participe à la construction d’un couloir économique, du Sénégal à la Côte d’Ivoire.

Quelques éléments qui résument son engagement sans bornes, dont il a en partie hérité : « Mon père était président de l’Union des producteurs agricoles et de la Société Saint-Jean-Baptiste. On a grandi dans la politique à la maison. Plus tard, ma rencontre avec le leader Métis Neil Gaudry m’a aussi beaucoup inspiré. » Des inspirations qui lui ont permis de remporter de belles victoires collectives. « Quand l’école de Saint-Laurent a rejoint la DSFM en 1994, c’était comme une réconciliation entre le peuple Métis francophone et le reste de la francophonie. »

Sur le plan personnel, sa fierté est d’avoir pu donner une place à l’écologie au CDEM en 2009, en créant la section d’économie verte. Une étape parmi d’autres, qu’il était pour lui nécessaire de franchir. « La communauté francophone se doit de demeurer visionnaire. Ça passe par l’éducation, la santé, la culture et l’économie. Il faut reconnaître la valeur ajoutée francophone pour construire notre fierté. »

Son mot de la langue française préféré : Rayonnement

Le pays francophone qu’il a préféré visiter : France

Le pays francophone qu’il voudrait visiter : Sénégal

Sa célébration culturelle francophone préférée : La fête du Manipogo

Son plat typique francophone préféré : Le steak-frites

Préparé par: LaLiberte